mercredi 19 août 2015

Parties de Tactique

C'était un jeudi matin.
8h, 27°C déjà. Ca promettait !!
Bon, la voiture est chargée. La table de jeu, les décors, les boites de figurines, les règles et les dés.
On n'oublie rien ? Ah si, la bouteille de rosé qui est au frais et les disques de Pantera pour la route.
Une bonne heure de route et j'arrive à proximité de chez Bertrand.
A l'ombre on est bien !!


Petite pause déjeuner et on s'y met !!
La table est installée et les 2 armées se font face. D'un côté les bavarois commandés par Bertrand, de l'autre l'armée française commandée par môa.
On a pris les cartes sur des scenarii de wargames exhumés par Bertrand.

1ère partie.
Voilà le terrain côté français.
A gauche un bois, un village au centre placé sur une route, à droite une colline.





En face une laaaaarge colline.
 Les français surgissent du bois et garnissent l'entrée du village ainsi que le bas de la colline.

 La cavalerie française est massée sur le flan droit.

Au loin les bavarois apparaissent sur la crète et laissent leur flanc droit très dégarni.

 
 Dès le début de la bataille, les français avancent à leur gauche, mettant de suite la pression sur les 3 unités bavaroises esseulées.
 Mais Bertrand ne se laisse pas impressionné et avance au milieu du champs de bataille.
 Sa cavalerie commence à s'approcher.
Ca en général, je n'aime pas !! Bertrand est un risque tout avec ses unités de cavalerie et adore semer la panique dans les armées avec cette arme à un coup. De mon côté, je n'ai pas son talent pour manier ces unités et elles se font régulièrement ramener. Enfin, quand elles reviennent !!
 Je m'étais juré de ne pas bouger de l'entrée du village de façon à pouvoir me réfugier dans les bâtiments et à mener un combat défensif.
Oui mais ça, c'était avant...
 
 Et c'est là que la cavalerie de Bertrand passe à l'action sur mon flanc droit et tourne ma cavaleie.
 Le 7ème hussards est totalement détruit mais les bavarois y ont laissé des plumes et leur charge est un échec !!
Résultat, victoire française !! J'exulte, le bonheur est à son comble et la chaleur n'a plus de prises sur moi !!!!
Pour le moment du moins...

Seconde partie.
 Voici le déploiement de l'armée française.
Ce coup-ci j'ai installé ma cavalerie au centre de mon dispositif afin de pouvoir la porter sur le flanc qui sera menacé. Une batterie d'artillerie verrouille le centre du champ de bataille tandis qu'une autre est déployée à gauche.
 Les bavarois installent leur cavalerie sur leur flanc gauche, une grosse masse d'infanterie au centre et un petit détachement sur leur flanc droit.
 J'installe mon infanterie dans le village ainsi que sur la colline à droite.



 Toute mon infanterie ayant rejoint le village, Bertrand lance son flanc droit à l'attaque.
 L'intervention de la cavalerie n'y changera rien, les bavarois ont attaqué trop fortement le centre français qui a explosé.
Victoire de Bertrand.
Ah tiens, la chaleur est revenue on dirait non ?

Partie 3.
 C'est la bataille pour le Pratzen qui a inspiré cette carte. Une grosse colline au centre avec 2 "villages. Une forêt à droite également mais anecdotique. Une rivière traverse la zone de déploiement des bavarois. Pour cette partie, nous avons convenu que les unités pouvaient traverser la rivière mais en 2 temps. Elles devaient s'arrêter en arrivant sur la rivière et ne pouvaient la traverser qu'au tour suivant. Le seul pont est dans le village sur le flanc gauche bavarois.

Le côté français:
La Garde Impériale est au centre du déploiement. C'est à elle que reviendra l'honneur de l'assaut du plateau et de la prise de l'église. Le corps à gauche devra couvrir son flanc. Le corps de droite devra se diriger vers l'autre village et empêcher les bavarois de pénétrer sur le plateau.
 Le côté bavarois :

Dès le début de la partie, le centre français se met en avant et le flanc gauche avance. 
 A droite, un duel d'artillerie s'engage sans que l'infanterie des deux armées n'osent s'engouffrer entre les hauteurs et la forêt.
 La colline va voir se dérouler des combats très violents. Les unités se succèdent, remplacent les blessés et repartent au combat tout au long de la partie.

 Devant l'impasse du centre du dispositif et le round d'observation sur le flanc gauche, je masse ma cavalerie lourde à droite avant de la lancer en avant pour faire sauter l'artillerie de Bertrand. Les Dragons de l'Impératrice et 2 régiments de cuirassiers sont prêts.

 Les Dragons se font laminer sans avoir eu la chance de trucider quelques bavarois alors que les cuirassiers s'embourbent dans un combat qui ne verra que quelques survivants revenir vers les lignes françaises.
Quand je vous dis que je suis une brêle avec la cavalerie !!!
 


 Au final cet assaut de cavalerie aura eut un effet désastreux sur l'armée française qui perd cette nouvelle bataille.
La chaleur devient insoutenable ou bien c'est moi ?
Hein ? Oui de l'eau je veux bien...

Partie 4.
Le terrain est assez boisé et donc pas simple pour se déployer. Je répartie cependant mon armée en 3 corps d'infanterie et un de cavalerie sur le flanc droit.

 
 

Encore une fois, Bertrand masse une grosse partie de son armée sur son flanc gauche et isole quelques éléments à sa droite.

 Il se lance à l'attaque en plein centre et mes unités montent sur la colline pour dominer le champ de bataille.
 Bertrand prend le village situé devant lui et constituant l'un des 3 objectifs de la partie.

 Pour ma part, avec la prise de ce village, je tiens mon second objectif entre mes mains !! En effet la colline était aussi une condition de victoire.


Ttout le monde s'observe et rien ne bouge...
 Ah si !! Bertrand avance sa cavalerie !! Etonnant ça...


 Et là, c'est le drame...
Un ordre mal interprété par un officier et ma cavalerie s'ébranle...
 Elle se jette sur les bavarois qui n'en demandaient pas tant !
 Les français refluent en désordre suivis de prêt par les bavarois.
 La défense tente de s'organiser tant bien que mal contre la cavalerie, puis contre l'infanterie...


 Le nombre de troupes françaises fond comme neige au soleil dans le Loir et Cher au mois d'août...
 Et au final c'est une belle râclée de plus qui conclu la journée.
La chaleur est étouffante et je pense avoir perdu connaissance pendant plusieurs heures. En fait juste entre 14 et 20 heures !!!

Le temps de tout ranger, de charger la voiture comme le matin, la bouteille de rosé en moins et c'est reparti pour une bonne heure de route, accompagné par le soleil couchant et Phil Anselmo qui hurle "Cemetery Gates". Musique de circonstance...




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire