lundi 23 mars 2015

Le lavoir : avancée sur le lierre

C'est le Printemps !! Si-si regardez par la fenêtre, y'a du soleil !!
Bon demain mardi, c'est le déluge mais pour le moment c'est le printemps !

Du coup, on fait des plantations, et le lavoir en profite.
Au programme, rien de très fleuri mais du lierre.

Mon lavoir sera sensé être abandonné, ce qui explique le trou dans la toiture.
Pour augmenter l'aspect délabré, j'ai décidé de recouvrir le bâtiment de lierre.
J'ai un peu tâtonné mais au final je suis assez satisfait du résultat.

Dans un premier temps, pour représenter les lianes, j'ai pris de la ficelle à rôti que j'ai posée sur le toit avec de la colle à bois comme ceci :
 Je l'ai ensuite peinte en marron, avec quelques touches de gris, puis j'ai appliqué un encrage marron.
 Le but du jeu est d'obtenir cet effet :

Voilà le processus :
D'abord, mettre de la colle à bois à l'endroit où les feuilles seront installées :

Pour faire les feuilles, j'ai utiliser des chatons de bouleaux. Une fois dépiautés, il y a d'une part les graines, et d'autre part ces petites parties ressemblant à des feuilles.
Pour les apposer, j'ai juste utilisé un pinceaux légèrement humidifié.
La feuille "colle" au pinceau permettant ainsi de la placer délicatement où l'on veut.
Voilà les feuilles placées sur la colle, se chevauchant un peu et en essayant que cela semble naturel.
J'ai également utilisé des racines de mauvaises herbes (ça fait d'une pierre deux coups !!) pour faire des lianes plus fines en les trempant simplement dans du vernis avant de les poser.

Au final, j'ai passé pas mal de temps à recouvrir le lavoir avec le résultat suivant.





 

 
 

Maintenant, au tour du pont !


mardi 17 mars 2015

La tuile....

2 jours à Paris et voilà ce qui arrive.
On se lève tôt, on cavale dans le métro, on se goure de rue en en sortant et du coup on se tape 2km au lieu de 500 mètres, on passe la journée dans une salle climatisée, pour recommencer le soir en allant à l'hôtel.
Résultat, on passe le samedi avec la crève, le nez qui coule, de la fièvre et la tête embuée...

Du coup, ma journée de samedi a ressemblé à ça :
 Ohio State vs Oregon State, suivi de la saison 1 de Blacksails. Finalement y'a du bon à être malade des fois !!

Mais, ben toutes les bonnes choses ont une fin et je me suis donc remis au lavoir.
Étape suivante donc, la toiture.
Plutôt que de réaliser des bandes de la longueur totale du toit et de les superposer, j'ai pris le parti de coller les tuiles une par une.
Le but du jeu était d'avoir quelque chose d'irrégulier.

Toutes les tuiles sont donc maintenant collées et peintes.



Y'a plus qu'à fignoler maintenant !

jeudi 5 mars 2015

Toujours du Adler 6mm

En plus du pont et du lavoir peint ces deux derniers jours, j'ai terminé quelques unités pour Tactique !!!!
Déjà, des officiers pour mes bavarois mais je viens de me rendre compte que je n'avais pas pris de photos d'eux terminés.....

Bon bref, ensuite le bataillon de tirailleurs corses ainsi que celui d'Isembourg !




Mouais, on n'y voit pas grand chose....
En même temps, ça fait 6mm !!!!

Diorama X : le pont et le lavoir

Maintenant que le pont est construit ainsi que le lavoir, il n'y a "plus" qu'à les peindre...
Et ben c'est chose faite !!

 Il reste le dessous à faire ainsi que des traces de mousse vertes, mais globalement c'est l'idée générale.

 Pour le lavoir, j'aurais dû peindre le bâtiment AVANT de poser la charpente... Mea maxi culpa...
Je le saurai pour la prochaine fois.

Voilà un chasseur d'infanterie légère pour une idée de l'échelle

Il me reste donc la toiture à réaliser ainsi qu'une révision du sol et sûrement quelques plantes/lierres à poser contre les murs.
En tout cas, je suis assez satisfait du résultat !!

mercredi 4 mars 2015

Rainaldus, Raynaldus, Rögnvald ?

 Bien, revenons un peu sur le pillage de l'abbaye de Saint Benoit sur Loire et le fameux Rainaldus.
Je me suis mis à la recherche de ce Rainaldus afin de savoir s'il s'agissait du Rögnvald dont parle Philippe Lauer dans son ouvrage "Robert Ier et Raoul de Bourgogne, rois de France (923-936)" et que je citais dans l'article précédent.

 Pour mémoire : 
 « Tandis que Roegnvald penetrait dans la Bourgogne, pillant tout sur son passage, les comtes Garnier de Sens, Manasses II de Dijon, avec les évêques Josselin de Langres et Anseis de Troyes, prévenus peut-être sous main par le marquis Hugues, avaient rassemble leurs vassaux. Ces seigneurs se portèrent a la rencontre des Normands qui se retiraient vers la France du nord, charges de butin. Le choc eut lieu sur les confins du Gâtinais, à Chalmont, le 6 décembre. La lutte fut acharnée. Il s'agissait pour les Normands d'assurer leur retraite, et les Bourguignons étaient décidés a leur faire expier les ravages qu'ils avaient faits chez eux. Huit cents Normands restèrent, dit-on, sur la place. Du cote bourguignon, le comte Garnier ayant eu son cheval tue sous lui fut pris et mis a mort »

Sauf que des Rögnvald, y'en a quelques-uns dans les chroniques vikings et que les dates ne sont pas toujours très fiables.

Je suis cependant tombé sur une chronique concernant Rollon, le premier duc de Normandie (et dont le père s’appelait également Rögnvald Eysteinsson, Jarl de Möre...), précisant qu'il avait participé avec un chef viking à des raids en France à partir de l'an 923.



 Faisons connaissance avec Ragenold de Nantes.

 Ragnald,  Rögnvaldr ou encore Ragenold est un chef viking d’origine Norvégienne qui serait né vers 885 qui fut roi de Nantes entre 919-930.
 En 919, Rögnvaldr (que l’annaliste franc Flodoard nomme Ragenold) s’engage sur la Loire prend le contrôle de l’estuaire et s’empare de Nantes. Le comte Foulque Ier d'Anjou qui revendiquait le titre de comte de Nantes est incapable de défendre la région.
Le comte Robert de France assiège les vikings pendant 5 mois en 921, et leur concède Nantes et la Bretagne qu’ils avaient dévastée contre une vague promesse de conversion au christianisme.
Le roi Charles le Simple déchu par les grands du royaume en 922 engage Rollon et Ragenold comme mercenaires. Ceux-ci dévastent la France au-delà de l’Oise en 923. Le nouveau roi Raoul de France les arrête puis les poursuit jusqu’en Normandie. Au terme des négociations Rollon reçoit en plus de Rouen qu’il contrôlait déjà, l’Hiémois (comté situé entre Caen et Alençon) et le Bessin (région de Bayeux).
 Ragenold qui n’avait pas encore « reçu de terres dans les Gaules » ravage les régions entre la Seine et la Loire du duc Hugues qui doit traiter avec lui pour qu'il rentre en Bretagne.
L’année suivante Ragenold et les siens ravagent la Bourgogne. Mais les comtes Garnier de Sens, Manassès II de Dijon et les évêques Josselin de Langres et Ansegise de Troyes lui infligent une sévère défaite, le 6 décembre 924 à Calaus Mons qui est peut-être Chalmont, entre Milly-la-Forêt et Barbizon ou plutôt Chalaux, sur la rivière du même nom, dans la Nièvre.
C'est à ce moment qu'il retraite au travers de la forêt d'Orléans et passe par Saint Benoit sur Loire.

 Ragenold règne sur Nantes jusqu’à sa mort vers 930. (Certains écrits précisent qu'il est mort chez lui à Rouen. C'est très certainement une confusion avec le fameux Rollon dont le nom originel était Rolf Ragnvaldsson et qui était duc de Normandie.)

 La légende veut qu'il soit mort suite à une intervention de Saint Benoit dans son sommeil.
"«En quoi t’ai-je offensé, Rainaldus, pour que tu viennes me troubler, moi et les miens, dans notre propre demeure ? Mais sache que désormais je prendrai soin et de t’arrêter dans tes projets et de rendre aux serviteurs du Christ, ainsi qu’à mes ossements, la paix dont ils ont besoin ». Ceci dit, il toucha la tête du roi encore endormi avec le bâton recourbé qu’il tenait en main, lui annonça la fin prochaine de sa vie et se retira. Sans plus tarder, Rainaldus ordonna de décamper et de regagner le sol natal, mais à peine arrivé chez lui, il perdit la vie au cours d’une terrible tempête."

 Ragenold mourut, cependant sans doute de maladie à Nantes vers 930.

 Certains écrits précisent qu'il est mort chez lui à Rouen.
C'est très certainement une confusion avec le fameux Rollon dont le nom originel était Rolf Ragnvaldsson et qui était duc de Normandie.


Un dernier détail. J'ai noté plus haut qu'il était d'origine norvégienne.
On en trouve parfois la trace sous l'appellation "Ragnvald le viking du Danemark".
Ces notions sont absolument abstraites puisque la Norvège, le Danemark et la Suède n’existaient pas en tant que pays à cette époque.



Je pense qu'il y a donc de grandes chances pour que Rainaldus, Raynaldus, Rögnvald, Rögnvaldr, Ragnald et Ragenold soient la même personne et que le visage sculpté sur le mur de l'abbaye de Saint Benoit sur Loire les représente tous à la fois !!!!

mardi 3 mars 2015

Vikings sur la Loire, le retour !!!!

Au mois de juillet dernier, je vous parlais des incursions vikings sur la Loire jusqu'à Orléans et Saint Benoit sur Loire.

A cet endroit, s'élève la basilique que voici :

Essayons de trouver ce qui s'est passé.
Que sait-on ?
Dans les années 830, les Vikings abordent les côtes françaises et approchent de Nantes. La Loire leur tend les bras et ils s'y engouffrent en remontant son cours.
Ils arrivent à Tours 845. Il semblerait qu'ils pillent Blois et Orléans en 851.
Les vikings reviendront à Orléans le 18 août 856.

Björn Cotes de Fer à la tête de cette expédition ne s'arrête cependant pas à Orléans. Il remonte encore la Loire en direction de Saint Benoît sur Loire et sa basilique à l'époque en bois.

Vraiment ?
Il y a matière à s'interroger.

Dans l'histoire de la basilique de Saint Benoit sur Loire, on trouve en effet mention d'un chef normand ayant pillé et brûlé la basilique. Ce chef normand (de Nor et Man, signifiant Homme du Nord, et donc pour nous les vikings) est connu sous le nom de Rainaldus, ou Raynaldus.

On apprend qu'en l'an 924, un viking, chef de l'armée de la Loire remonte le fleuve et s'attaque à la rive gauche (pour le coup au nord). Il prend la direction de la Bourgogne à travers les terres.
Après avoir pillé une partie de la Bourgogne, ce viking repartait vers le nord mais se trouve confronté à une "coalition" des Comtes de Sens et de Dijon et des Évêques de Troyes.
Le combat eux lieu aux limites du Gâtinais à Chalmont. Il est dit que 800 vikings restèrent sur place, sous-entendu qu'il y furent trucidés ! en échange, les Vikings tuèrent le comte de Sens. Les vikings continuèrent leur marche vers le nord afin de se joindre à l'armée viking sur le Seine. Ne voyant rien venir et se voyant pris au piège, le chef vikings parvint à faire sortir sa troupe de son campement sans être vu et prit la direction des rives de la Loire à travers la forêt d'Orléans.

C'est peut-être lors de cette retraite que les vikings passèrent par l'abbaye de Saint Benoit sur Loire.
Le continuateur Aimoin raconte sans donner de date que les moines s'enfuirent à l'annonce de l'arrivée de ce chef viking. Il s’appelait Rögnvald.
Le souvenir de ce chef viking fût conservé longtemps dans les mémoires à St Benoit et son visage fût même gravé sur un mur de l'abbaye durant le Xème siècle.
Si vous visitez un jour cette abbaye, vous le trouverez sur le mur ouest du transept nord.
Ce visage est connu comme étant celui de Rainaldus dont on parlait plus haut.
Alors Rainaldus est-il Rögnvald ?

 

J'ai retrouvé 2 histoire concernant ce chef viking.
Les voici.



"À deux reprises, on nous montre saint Benoît intervenant en personne au cours d’un combat pour assurer la victoire à ceux qui se battent pour la protection de ses biens. La première fois, c’est au temps des invasions normandes. Les moines de Fleury, avertis de l’arrivée imminente des pirates normands, ont quitté le monastère, emmenant avec eux jusqu’à leur domaine de La Cour-Marigny, entassé sur des charriots, tout ce qu’ils pouvaient emporter. Mais les Normands, voyant dans le sol les ornières laissées par les lourds charriots, se lancent à leur poursuite. 
C’est alors qu’intervint Hugues l’Abbé qui passait par là à la tête d’une petite troupe.


Il arrivait près du monastère et apprit par les siens que les frères étaient poursuivis par les ennemis et seraient très bientôt pillés s’ils n’étaient pas délivrés par une intervention merveilleuse de Dieu. Ayant donc appris cela, il pesa le pour et le contre, car il n’avait avec lui qu’un tout petit nombre de soldats et il était inquiet et soucieux, se demandant comment il pourrait s’opposer à une telle multitude. Pourtant, sur les encouragements de Girbold, le très noble comte d’Auxerre, qui affirmait qu’aucun mal ne pourrait arriver à qui interviendrait contre l’armée des ennemis pour venir au secours de saint Benoît, il prit la décision d’engager le combat. Leur courage affermi par cette exhortation, et confiants en l’aide de cet excellent père, ils poursuivirent les ennemis sur leurs arrières, non loin du monastère. Un violent combat s’engagea avec grande ardeur, et ils firent furieusement un si grand carnage des ennemis que, sur une si grande multitude, c’est à peine s’il en resta un pour raconter à la postérité l’issue de la bataille. Après avoir obtenu cette victoire si désirée, le chef de guerre interrogea les siens, leur demandant si quelqu’un avait vu de ses yeux un moine d’aspect vénérable lui ouvrant le chemin au milieu de la multitude des ennemis. Ils lui répondirent n’avoir vu aucun moine dans ce combat. Lui alors leur dit : « Pendant tout ce combat, saint Benoît m’a protégé, tenant de sa main gauche les rênes de mon cheval, il me dirigeait et me protégeait, tandis que de sa main droite il tenait un bâton avec lequel il mit à mort beaucoup d’ennemis en les assommant ». Ainsi, grâce à l’intervention de notre père saint Benoît, les méchants reçurent leur châtiment et les innocents retrouvèrent la tranquillité, par la force du béni Fils de Dieu dont le nom demeure béni dans les siècles des siècles"

"À l’annonce de l’arrivée d’une troupe de Normands, les moines s’étaient, cette fois encore, enfuis, emportant avec eux tout ce qu’ils avaient pu entasser sur des charriots. Le chef de la troupe qu’Aimoin qualifie de roi, un certain Rainaldus, qui s’était installé dans le dortoir des frères, eut, pendant son sommeil, une vision de saint Benoît qui l’interpella en ces termes :
« En quoi t’ai-je offensé, Rainaldus, pour que tu viennes me troubler, moi et les miens, dans notre propre demeure ? Mais sache que désormais je prendrai soin et de t’arrêter dans tes projets et de rendre aux serviteurs du Christ, ainsi qu’à mes ossements, la paix dont ils ont besoin ». Ceci dit, il toucha la tête du roi encore endormi avec le bâton recourbé qu’il tenait en main, lui annonça la fin prochaine de sa vie et se retira.
Sans plus tarder, Rainaldus ordonna de décamper et de regagner le sol natal, mais à peine arrivé chez lui, il perdit la vie au cours d’une terrible tempête."

 Un peu avant l'abbaye de Saint Benoit sur Loire se trouve un oratoire.
Ce bâtiment est certainement l'un des plus anciens édifices religieux de France, sa construction remontant au IXème siècle.
Il s'agit de l'oratoire carolingien de Germiny des prés.


Le bâtiment est connu pour y abriter une fresque carolingienne représentant l'Arche d'Alliance avec environ 130000 morceaux de verre.

Le bâtiment tel que nous le voyons de nos jour est le résultat de nombreuses améliorations qui ont eut lieu au XVème, XVIème et XIXème siècle, mais le bâtiment premier ressemblait à ceci :

A l'extérieur du bâtiment se trouve une plaque avec une inscription intéressante : 
"Elle fût incendiée avant 854"
On l'a vu plus haut, les vikings arrivèrent dans la région d'Orléans en 851 et revinrent en 856 sous les ordres de Björn Côtes de Fer. 
Peut-être tient-on les coupables !!!

Hey, ça ferait un joli diorama ça non ?!